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Teleclub Sports

« Meilleur derrière un micro que sur un terrain »

Retenez la localité : Neyruz ! C’est le berceau de quelques journalistes qui ont fait un bout de chemin sur Teleclub : Clément, Ducarroz, Emmenegger et désormais Bugnon.

Michael Bugnon. Dit Bubu, Bub’, La Bubs, Bubette… « Oui, je sais. Des fois ça va loin, mais ça ne me dérange pas ! » Le bonhomme ne va pas se prendre la tête sur un détail. Michaël Bugnon, donc, c’est la simplicité même. Enfant de Neyruz (un vrai vivier fribourgeois de jounalistes !) comme pas mal d’autres collègues, il fait lui aussi partie de la « Next Gen’ » de Teleclub. Jusqu’à aujourd’hui, ce célibataire faisait vivre l’actualité sportive sur le site bluewin.ch. « À la sortie de mon école obligatoire, j’ai effectué un apprentissage de médiamaticien chez Swisscom, précise-t-il. Je n’étais pas du tout motivé par le collège, l’université et tout le tralala… Du coup, ma possible carrière de journaliste était clairement entre parenthèses. Mais j’ai eu la chance d’effectuer six mois en stage chez bluewin.ch, pour les rubriques cinéma, politique et même lifestyle. Puis six mois supplémentaires du côté des sports (Teleclub Sports – bluewin.ch). Et c’est là que tout a véritablement commencé : après deux ans de stage et une formation journalistique, me voilà donc cinq ans plus tard prêt pour rentrer dans la rédaction TV. J’ai hâte ! » Alors, journaliste par défaut ? « Non, je pense avoir toujours voulu faire ça. Mais d’un autre côté, gamin, je pense que tout sportif et compétiteur a toujours cette petite ambition de faire de son sport son métier. Je suis aussi footballeur, mais autant vous dire que je pense être meilleur derrière un micro que sur un terrain. »

Fou de musique

Appelé à remplacer Laurent Antonioli (qui a quitté l’équipe fin mai), on lui trouvera un point commun : la passion pour la chose sportive. « Depuis que je suis tout petit, je suis fan de sport et de géographie, sourit Bugnon. Je me rappelle notamment de la Coupe du monde 2002, alors que j’avais 7 ans. Je suivais tous les matches et je m’amusais à dessiner les drapeaux des équipes, à noter tous les scores sur des fiches, à faire des statistiques autant bêtes qu’inutiles. Plus tard, lorsque j’ai reçu ma première console de jeu, je ne m’amusais qu’avec des jeux de sport. Et parfois sans le son. Les commentaires, c’est moi qui les faisais ! » Bugnon, homme de passion, et pas seulement sportive.
« Je suis jeune, mais vieux dans ma tête. Et un fou de blind-test et de karaoké. La musique, c’est un peu ma face cachée ». Il doit tenir ça de son père Patrice dont les talents au clavier ne sont plus à démontrer. À 24 ans, Michael Bugnon a déjà pu se forger sa petite expérience sur le terrain. Être mature avant l’âge, ça le connait. « J’ai commencé à entraîner à l’âge de 16 ans. J’ai commenté mon premier match en télévision à l’âge de 21 ans. Je crois que c’est du jamais vu. Je pense que ce n’est pas seulement pour ma barbe que les gens me vieillissent un peu, rigole-t-il. J’ai aussi toujours adoré le tennis. Avoir une star comme Roger Federer en Suisse, cela a bien aidé. D’ailleurs, j’ai eu la chance d’aller deux fois à Roland-Garros et une fois au Masters de Londres dans le cadre de mon travail. J’avoue aussi apprécier Stan Wawrinka. Être dans l’ombre d’une légende comme Federer puis se battre comme il s’est battu pour arriver où il est arrivé, je trouve ça exceptionnel. Gagner trois Grand Chelems en étant de la même génération que Federer, Nadal et Djokovic, c’est juste invraisemblable. Il s’agit pour le moment des plus belles expériences de ma carrière journalistique. » Et sans doute pas les dernières. Mais cela passera par quelques sacrifices. « Dès cette nouvelle saison, mon travail en télévision ne sera plus compatible avec celui de coach. Mais comme j’ai clairement envie de garder un pied dans le football amateur, j’ai conservé un job d’assistant au FC Sarine-Ouest. Et si je vois que cela devient invivable et bien… j’arrêterai. » Dit-il tranquillement, avec un fond de musique, moment de relâchement… très provisoire. Bugnon, un jeune homme bon vivant, plutôt posé et qui ne se pose pas trente-six mille questions, qui avance jour après jour, ou match après match comme diraient d’autres…

Philippe Ducarroz

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