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LE WINTER CLASSIC EN DIRECT SUR TELECLUB ZOOM

L’ambiance sera particulière à Dallas, ce 1er janvier. Un Winter Classic au Cotton Bowl, que voici un cadre inédit. Construit en 1932 et propriété de la ville, le stade peut, à l’heure actuelle, accueillir 92’100 spectateurs. Eh oui, c’est bien dans ce stade que se déroulait le Cotton Bowl de football américain universitaire jusqu’en 2009. On le connait même déjà en Europe puisque la vénérable structure a également accueilli des matches de la Coupe du monde de football de 1994 et notamment ce fameux quart de finale qui avait vu le Brésil battre les Pays-Bas 3 à 2, les cinq buts étant marqués en 2e mi-temps. C’est là également qu’eut lieu le premier festival de guitare Crossroads Guitar

Festival organisé par le guitariste britannique du blues-rock Eric Clapton.

Il faut dire qu’aux États-Unis, on n’a pas son pareil pour ressortir régulièrement – par le biais du sport généralement – quelques souvenirs qui avaient, en leur temps, interpellé le quidam. Ainsi, on se souvient que l’an passé à Chicago, on avait lourdement insisté sur le fait que le dernier événement organisé à Notre Dame qui avait suscité un engouement particulier avait été un concert de U2, joué devant 11’000 spectateurs seulement, mais qui eut lieu un mois exactement après les attentats du World Trade Center de 2001.

Cette année, à Dallas, on a promis qu’on parlerait d’abord de sport. Qu’on essaierait d’accueillir autant de monde que l’an passé (plus de 70’000 spectateurs, Chicago-Boston 4-2). Qu’on ferait honneur à ce sport parfois bafoué par les obligations commerciales des télévisions. Il faut dire que la diffusion de publicité au milieu des hymnes nationaux a de plus en plus de peine à passer auprès des fans cathodiques. Et puis, le Winter Classic a une histoire, une vraie, que l’on ne saurait ainsi souiller si facilement sous l’autel du business.

Aux States, on s’accroche aux traditions

Car le Winter Classic, dans ce coin du monde où on tente parfois de se créer un passé, une tradition pour mieux le vendre par la suite, il faut remonter au milieu des années 50 pour trouver trace d’un premier match officiel, mais d’exhibition, disputé en plein air avec un club de la Ligue Nationale. Et ce sont les Red Wings de Détroit qui s’étaient déplacés à la prison de Marquette pour y affronter les Pirates – au propre comme au figuré – locaux. Un an plus tard, le tâtonnement continue avec une rencontre jouée par les Bruins de Boston à Bay Roberts, sur l’Île de Terre-Neuve face à… trois formations issues des rangs amateurs, un tiers-temps contre chaque équipe. Deux coups dans l’eau et il a fallu patienter jusqu’en 1991 pour voir enfin deux franchises de NHL s’affronter en extérieur devant 13’000 spectateurs. L’Histoire retiendra que ce sont les Kings de Los Angeles qui l’avaient emporté 5 à 2 face aux New York Rangers.

Il a encore fallu quatre éditions de l’Héritage Classique (confrontations en équipes canadiennes seulement) pour que le concept rentre dans les moeurs et les habitudes des partisans. Flairant le bon coup, la NHL a analysé sous toutes les coutures la première édition de cet Héritage Classique, disputé en 2003, 2011, 2014 et 2016 (confrontations entre équipes canadiennes seulement) pour oser lancer le concept annuellement, soit se remémorer chaque année le temps où les premiers matches officiels se disputaient par un froid de canard et sur une glace pas toujours très régulière. Entreprise à but très lucratif, la NHL ne pouvait pas non plus snober une date symbolique qui ne demandait qu’à être exploitée : le 1er janvier. Les 57’000 fans entassés au Stade du Commonwealth d’Edmonton en 2003, on finit de la convaincre. En 2008, ils sont 71’217 à se presser au Ralph Wilson Stadium de Buffalo, la palme revenant à ce jour au Michigan Stadium de Ann Arbor en 2014 qui vit les Leafs de Toronto battre aux tirs au but les Red Wings de Detroit devant 105’491 spectateurs !

Pour la Suisse, on vivra également une grande première historique puisque deux Helvètes participeront à l’événement dans les rangs de Nashville. Avec Roman Josi, un des meilleurs défenseurs du monde à l’heure actuelle, et Yannick Weber, ce sera l’occasion de constater encore une fois que la Suisse exporte de bons joueurs majeurs. À voir à l’œuvre en direct sur Teleclub, là aussi pour une tradition désormais bien établie…

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