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La coupe du monde de basket sur TELECLUB ZOOM !

Pour sa 18ème édition, la Coupe du Monde FIBA 2019 aura lieu pour la toute première fois en Chine, avec trente-deux nations participantes pour le plus grand tournoi de l’histoire de la FIBA. À suivre tous les jours en direct…

D’emblée, ne nous méprenons pas sur les mots : depuis 2014, le championnat du monde de basket porte le patronyme de Coupe du Monde, épreuve majeure de la Fédération Internationale qui se dispute tous les quatre ans, entre les JO d’été. Organisée depuis 1950 – la première édition eut lieu en Argentine – la compétition a donc accouché de dix-sept champions (principalement américain et yougoslave/serbe avec cinq titres chacun) ne laissant que des miettes à l’Argentine, au Brésil, l’URSS et l’Espagne.
Preuve d’un certain gigantisme, le tournoi se jouera dans huit villes – Pékin, Foshan, Wuhan, Shenzhen, Dongguan, Nanjing, Shanghai et Guangzhou –
de cinq provinces différentes pour un total de nonante-deux matches en seize jours. Et des quatre-vingts pays engagés en qualification dès novembre 2017, il n’en restera plus que deux qui se disputeront le (nouveau) trophée à Pékin, le 15 septembre. Pour la première fois, la Coupe du Monde FIBA qualifiera aussi sept équipes directement pour les Jeux Olympiques. Ainsi, la meilleure équipe d’Afrique, d’Asie et d’Océanie et les deux meilleures équipes des Amériques et d’Europe à l’issue du tournoi obtiendront automatiquement un billet pour les JO de Tokyo 2020. Le décor est posé…

Passe de trois inédite

Les équipes, maintenant. Si l’on se fie au dernier ranking de la FIBA, États-Unis, Espagne, France et Serbie devraient partir avec les faveurs des pronostics. L’Europe, qui peut aligner douze nations, fait là aussi preuve de continent majeur avec huit des dix meilleures sélections de la planète. Ce qui ne lui assure pas une médaille d’or pour autant, métal que les Américains détiennent depuis 2010 grâce à leurs deux succès en finale face à la Turquie (2010, 81-64) et la Serbie (2014, 129-92). Passe de trois pour les États-Unis ? À l’heure où nous écrivons ces lignes, le staff US n’avait annoncé qu’une présélection, mais y figuraient notamment cinq joueurs ayant remporté l’or olympique : Harrison Barnes (2016), Davis (2012),
Harden (2012), Love (2012) et Kyle Lowry (2016).
En parallèle aux Américains, hors-Europe, on suivra bien entendu la deuxième grosse nation du continent : l’Argentine. Un œil sur le Brésil aussi et logiquement sur l’Australie. Et puis, il y aura aussi toutes ces petites nations, fières de faire partie des trente-deux, mais qui ne joueront qu’un rôle poli. On pense particulièrement aux équipes africaines (Nigeria,
Sénégal, Tunisie et même la Côte d’Ivoire, 64e mondiale juste devant la… Suisse !), le Japon, la Nouvelle-Zélande…

L’Europe en force

Ce qui est sûr, c’est que la Serbie se rendra en Chine avec de très hautes ambitions. Et avec des joueurs comme Nikola Jokic, Boban Marjanovic, Bogdan Bogdanovic, Nemanja Bjelica, Miroslav Raduljica ou Milos Teodosic, elle se profile déjà comme le principal concurrent des Américains. Une sélection qui ne manquera pas de poids sous la raquette, fait remarquer Peja Stojakovic, un ex-champion du monde de 2002 qui avait par la suite fait son trou en NBA. « J’aime le talent et l’équilibre qu’a notre équipe nationale. Il y a tellement de joueurs talentueux. Je me réjouis de les voir à l’œuvre, ils ont toutes les raisons d’être ambitieux après ce qu’ils ont réussi ces dernières années. »
Traditionnellement, le Vieux-Continent pourra encore compter sur une Espagne emmenée par le tout frais champion NBA Marc Gasol (Toronto Raptors). Il ne sera pas seul puisque de nombreux imports NBA sont aussi sélectionnés : Ricky Rubio (Phoenix Suns) les frères Hernangomez, Willy (Charlotte Hornets) et Juancho (Denver Nuggets). Champion du monde, champion d’Europe et double-finaliste olympique, Gasol sait qu’à 34 ans, le temps est désormais compté pour garnir encore un peu plus son palmarès.
Même cas de figure pour l’équipe de France de Vincent Collet qui compte quelques trentenaires (Batum, De Colo, Heurtel, Moerman) et qui compose désormais sans sa star Tony Parker. Mais avec des leaders comme l’intérieur Rudy Gobert ou l’expérimenté ailier Nicolas Batum, les Tricolores peuvent clairement viser une médaille. Comme en 2014, lorsque Thomas Heurtel et Rudy Gobert avaient anéanti les espoirs de tout un pays, la France s’imposant 65-52 contre l’Espagne à Madrid. Deux matches plus tard, les protégés de Collet s’étaient imposés face à la Lituanie pour s’adjuger le troisième rang final.
Bien sûr, la Lituanie de Sabonis… fils (sous le regard d’Arvydas), la Grèce des trois frères Antetokounpo, l’Italie renforcée par Marco Belinelli, Danilo Gallinari et la star des Éliminatoires Zone Europe Amedeo Della Valle, la Croatie ou encore la Russie tenteront de s’immiscer parmi les ténors. Mais tenteront seulement.

Philippe Ducarroz

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