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La belle historie d’origi

En 2018, Liverpool s’inclinait en finale contre le Real Madrid. Un an plus tard, les Reds ont pris le pouvoir grâce à un bel état d’esprit personnifié par le buteur belge Divock Origi.

Il a 24 ans. Footballeur comme son père, trois de ses oncles et un cousin qui ont été internationaux pour le Kénya. Son papa fut même gardien international avant de terminer sa carrière en Belgique comme attaquant, puis demi, puis latéral ! Lassé d’être trimbalé de poste en poste, Origi père commis volontairement quelques erreurs défensives. Dont s’inspira son fils Divock durant ses jeunes années, plus réputé pour son dribble hésitant que pour ses réelles qualités d’attaquant. Il faut dire qu’au terme de son premier match pour le compte d’un club de quatrième provinciale et ses trois… autobuts (!), le jeune Origi ne se voyait pas enlever la Ligue des Champions une quinzaine d’années plus tard.
Mais le travail a payé : du KFC Park à Genk, il muscla son jeu, travailla son toucher de balle en s’inspirant de joueurs brésiliens repérés sur internet et partit à Lille qui avait senti en lui un vrai potentiel. Comme Eden Hazard à l’époque. Il fut parfois convoqué en équipe A lors de sa troisième saison. Il effectue ses débuts à Troyes où il marque le but égalisateur des Lillois. La machine bien lancée allait toutefois s’enrayer très vite, sans que Lille ne veuille le céder à Zulte-Waregem ou même Anderlecht qui étaient prêt à l’accueillir. Petit à petit, Origi rejoue, plutôt bien. En Belgique, on ne s’en préoccupe guère, il reçoit pourtant sa convocation en prévision de la Coupe du Monde au Brésil. Son job ? Remplacer les blessés Wilmots et Benteke. Certains Diables Rouges ne le connaissaient même pas ! À Lille, on en rigole encore…
Il devient au Brésil le plus jeune buteur de l’histoire de la sélection belge. La folie Origi s’empare du plat pays : un disque sort en son honneur, un dauphin d’un parc d’attraction porte désormais son nom. En juillet 2014, il signe pour cinq ans à Liverpool, mais dispute une dernière saison en Ligue 1. Il se rate, France Football le plaçant même dans le Top 11 des flops de la saison. À Liverpool, il est plus souvent sur le banc que sur le terrain. Prêté à Wolfsburg, il manque la Coupe du Monde 2018. De retour à Anfield, il est sur courant alternatif, mais demeure l’homme des grandes occasions : début mai, en inscrivant deux buts, il élimine Barcelone en demi-finale de la Ligue des Champions. Le 1er juin à Madrid, il assure le trophée à son équipe en marquant le 2 à 0 face à Tottenham. Jürgen Klopp a eu raison de lui faire confiance…

Philippe Ducarroz

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