">
Teleclub Sports

Ils sont fous, ces anglais !

Pouvait-on rêver affiche plus incroyable ? Revenus de nulle part, Liverpool et Tottenham signent le retour au premier plan des clubs anglais. Désigner un favori ? Pas facile !

Il y avait les grosses pointures (Real, Juventus, PSG) et les autres. Septante- neuf au total. Au coup d’envoi de la saison européenne, difficile d’imaginer que quatre clubs sur huit à se disputer un billet pour les demi-finales seraient britanniques, un seul espagnol et que ce ne serait pas le Real Madrid. Ou encore que les surprises s’appelleraient Ajax et Porto. Et que finalement seule la Juventus allait plus ou moins tenir le rang qu’on voulait bien lui prêter. Au final, les représentants de la Premier League allaient trouver en Liverpool et Tottenham deux extraordinaires finalistes qui ont marqué les esprits. Pour les Reds, grâce à un 4 à 0 contre Barcelone au terme pour Liverpool). On complètera enfin avec les quelques exploits ponctuels de Manchester United et Chelsea, dernier lauréat britannique en 2012 (contre le Bayern à… Munich !).

Des coaches atypiques
Quel que soit le nom du vainqueur, il s’agira d’un beau vainqueur. Certes, avec l’Ajax et Barcelone, attaque, circulation du ballon et permutation des postes auraient été à l’honneur, question de culture historique. Avec Liverpool et Tottenham, c’est d’abord l’état d’esprit qui les rend imbattables lorsque l’alchimie prend. Pour preuve les quatre buts marqués par les Reds au gardien catalan Ter Stegen sans l’apport des du – peut-être – plus grand match de leur histoire. Pour les Spurs, l’improbable triplé de Lucas Moura qui élimine l’Ajax à la 96ème minute ! À la veille des matches retour des deux demi-finales, une grande majorité des observateurs voyait en un Barcelone- Ajax la finale idéale. Mieux encore : trois pour cent seulement des internautes envisageaient un duel totalement britannique. Retour au premier plan, donc, d’un poids lourd du foot européen si l’on remonte à la fin des années 60 (avec les deux premiers titres anglo-saxons enlevés par le Celtic et Manchester United). Suivirent encore les années 80 avec sept trophées en huit saisons (dont quatre blessés Salah et Firmino. Ou encore le triplé de Wijnaldum face à des Néerlandais qui avaient tout de même sorti le Bayern, le Real et la Juventus. Wijnaldum, pas vraiment star et déjà auteur du but de la qualification contre Barcelone lors de la dernière journée de la phase de groupe. À la 85ème minute. Autre miracle ! Derrière tout ça ? Ce lien unique entre entraîneur et groupe pas forcément constellé de vedettes, mais prêt à emboiter les principes d’un mentor atypique. Klopp et Pochettino vont maintenant tenter de conclure victorieusement un parcours qui tient du miracle. Ces Anglais nous ont servi de la folie pure…

Philippe Ducarroz

CHF 19.90/mois
S’ABONNER MAINTENANT
OK