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Teleclub Sports

« Commenter ? Une envie, puis un but devenu réalité ! »

Premier pari : coincer Nicolas Emmenegger au détour de la cafétéria. Il est vrai que le bonhomme est plutôt du style « très présent au bureau tôt le matin et aux quatre coins de l’Europe en soirée ». Car oui, l’ancien chef des sports de Radio Fribourg qui a rejoint Teleclub à l’été 2017 est d’abord un commentateur. Et un commentateur, ça bouge. « Même si au début, mes intentions étaient plus modestes. La seule chose que j’avais espéré pouvoir faire un jour, alors même que je n’avais pas encore entamé mon stage, c’était de commenter des matches de Gottéron. J’ai grandi en écoutant les Alain Thévoz, Philippe Verdon, Vincent Jaquier ou Christophe Robert. » Et c’est comme ça que l’on attrape le virus. « Ça a commencé avec Radio Quartier d’Alt, avec Sébastien Clément et Régis Baeriswyl qui m’ont précédés à Teleclub. Et malgré le fait, je dois l’avouer, que j’avais les pieds carrés au foot, le sport m’a toujours attiré. Pourtant on ne m’a jamais forcé à faire du sport ou à en regarder. J’imagine qu’un jour je me suis assis à côté de mon père qui regardait la télé et j’ai accroché. »

De quoi en faire son métier, sans vraiment y penser au départ, car les choses se sont faites très naturellement. « Bah je ne sais pas si j’ai fait un choix de vie. Je retiens d’abord plus une envie qu’autre chose.  Je ne me suis jamais dit : ça sera ça et rien d’autre ! Je dois avouer que je n’ai jamais envisagé un autre métier… parce que je n’en ai pas eu l’opportunité. En quatrième année du collège déjà j’ai commencé à travailler à Radio Fribourg. C’était un 25%. Ensuite, tout s’est bien goupillé pendant mes études universitaires en communication, je faisais des piges et après un séjour de six mois en Angleterre j’ai décroché mon stage dans la station. Tout s’est fait très naturellement, car c’est au moment où j’aurais peut-être dû commencer à envisager autre chose qu’une porte s’est ouverte. »

Les voyages, l’autre passion Celui qui se présente comme un ancien élève plutôt doué mais toujours partant pour s’asseoir au dernier rang détonne parfois un peu dans le paysage. Plutôt réservé, voire discret, l’homme n’aime pas trop se confier. Tout au plus apprendrons-nous que la lecture ou un bon repas entre amis lui permettent de ne pas « penser sport » à 100% et qu’une de ses passions cachées est la découverte devant sa bulle de… documentaires de voyage. Emmenegger rentre donc dans la catégorie des journalistes de sport un tantinet atypique.

« J’ai fait énormément de choses et dans des sports totalement différents. J’en souris aujourd’hui, mais la première fois que je suis allé travailler à l’étranger, j’avais commencé mon stage depuis un mois et il a fallu remplacer quelqu’un pour suivre les… championnats d’Europe de patinage artistique à Zagreb. Autant dire que j’ai passé beaucoup de temps sur Youtube pour essayer de comprendre ce que j’allais devoir commenter. C’était la grande période de Sarah Meier ou Stéphane Lambiel… » Et tout s’est donc enchaîné. Il est vrai que la radio locale demeure un formidable premier pas dans la profession, vous devenez touche à tout en emmagasinant une sacrée expérience. « Après j’ai fait du tennis, notamment Roland-Garros ou encore la Coupe Davis au Kazakhstan, les championnats d’Europe d’athlétisme à Zurich et plein d’autres sports que tu ne couvres vraiment que si tu travailles dans un média local. Comme passablement d’athlètes fribourgeois brillaient au niveau international, je suis presque devenu un spécialiste du tir, par exemple. J’ai adoré couvrir les courses régionales style Morat-Fribourg. Et puis, ça m’a aussi permis d’aller à beaucoup d’endroits où normalement je n’aurais jamais mis les pieds, et ça c’est grâce à mon travail. Ça m’a même donné l’envie d’y retourner à titre privé, comme les Pays baltes. »

Son besoin d’avancer l’a donc poussé à envoyer un dossier de candidature à Teleclub, qui n’allait pas rater l’occasion il y a deux ans de mettre la main sur un commentateur passionné, cultivé et qui est conscient de son statut privilégié :

« J’ai déjà fait tellement plus que ce que j’aurais pu imaginer ! Je ne suis pas du tout collectionneur, mais j’ai toujours gardé mes accréditations. C’est là que je mesure la chance que j’ai eue et que j’ai encore…»

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